weakness

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le ciel était très peu étoilé, très peu dégagé. on apercevait à peine la lueur de la lune à travers la fenêtre, la nuit sombre et obscure tombait brièvement. les heures défilaient, les unes après les autres, le temps m’échappait. pourtant, je le laissais filer entre mes doigts, consciente, sans pouvoir le rattraper. je perdais complètement la notion du temps. le laissant s’envoler comme un papillon, s’écouler comme un sablier.. le temps continuait à me fuir, il s’arrêtait l’espace de quelques secondes, il s’attardait parfois.

souvent, très souvent on attaque sur ce qui fait mal, sur ce qui blesse. on attaque sur une enfance difficile, au beau milieu des cris et des pleurs, d’une mère qui s’effondre dans tes bras à bout, d’un père qui ne te considère pas comme son enfant. on attaque sur ce que tu as subis, sur ce que tu as vécu de la vie. pourtant, on a pas encore tout vu, tout connu, tout appris, mais on sait ce que c’est d’avoir vécu des choses, des choses qui marquent. et comme si on en avait pas assez bavé, pas assez souffert, il faut qu’on te recrache ces choses là en pleine figure. elles sont assez difficiles à oublier, il suffisait juste d’éviter de s’en souvenir mais il y a toujours quelqu’un pour te rappeler que tu passes des soirées au bord de ta fenêtre à regarder le vide, histoire d’oublier ces choses là. pourtant, même si ils finissaient par se taire, par ne plus vouloir rien faire, ton pauvre corps mutilés, scarifié te rappellera que la vie n’a pas était très gentille avec toi. mais la vie, c’est pas le paradis. et on continuera à t’attaquer, sur tout ce qui peut t’aneantir, te détruire, te ruiner, t’achever, t’abattre comme un chien, te réduire à moins que rien, te bousiller, te déchirer.. plus la peine de continuer, je souffre déjà trop.

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on parle d’amour, sans vraiment savoir de quoi on parle. l’amour, ça ne se réduit pas à des câlins, des baisers dans le cou, un peu partout. ça, c’est pas l’amour, c’est une vision faussée, réductrice de l’amour.

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         j’ai rencontré un gars, plutôt beau parleur, plutôt gros dragueur. le genre de garçon qui te fait rêver, qui te brouille le cerveau et te met la tête à l’envers. et le coeur ? je vous en parle même pas.. et ce gars là, c’est ce qu’il a entreprit de faire, c’est le sort qu’il vous réserve. aucune de vous ne sera épargnée. quoi qu’il puisse dire, quoi qu’il puisse faire, il est pas sincère. ce gars, c’est un faux, un hypocrite, un menteur. ce gars c’est aussi un très bon manipulateur, et je ne m’étonne même plus de vous voir tomber dans son piège, de vous jetez dans la gueule du loup. certes il compte bien atteindre ses objectifs, et la faim justifie les moyens, mais ce n’est pas nécessaire de se monter la tête avec vos conneries pour vous rassurez. je vous assure, ça vous rendra pas plus forte, pas plus mâture dans vos têtes de vous dire ça, et de vous le répéter. si vous vous êtes fait prendre par de belles connes, c’est par votre faute et par votre naïveté, mes pauvres filles. ça vous apprendra de jouer sur plusieurs terrains avec les garçons, à draguer tous les mecs de votre répertoire, certains en valent la peine plus que d’autres, mais vous préférez vous battre pour le plus beau, le plus adorable, le plus connard de tous. dans cette histoire, je suis plutôt contente que ce garçon qui vous ai fait tant rêver, vous ai prises pour des idiotes comme vous l’avez fait à d’autres. oui, c’est idiot de sacrifier de belles amitiés, de leur mentir, de les trahir pour une stupide amourette. pourtant, je t’avais déjà prévenue et prier pour ne pas que ça recommence. mais tu as tout simplement penser à ton joli p’tit cul, à ta belle gueule. après tout, tant pis, c’est pas toi qui souffre ? tu sais peut être pas ce que ça fait d’être blesser, tu la connais pas la souffrance, c’est pas toi qui vit avec, c’est pas toi qui la vit un peu plus forte chaque jour ? apparemment, non. sauf que moi, je la connais bien, très bien.

t’es trop naïve, trop égoïste, trop méchante pour comprendre ce que tu m’as fait.